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Limites et Empreintes Environnementales de la Suisse

Article créé le 3 septembre 2015, dernière mise à jour 12 octobre 2015


Voir en ligne : Environmental Limits and Swiss Footprints based on Planetary Boundaries

L’étude des limites et empreintes environnementales de la Suisse dérivées des limites planétaires, commandée par l’Office Fédéral de l’Environnement   suite au Plan d’Action Economie Verte 2013, a pour but d’appliquer le concept des limites planétaires à l’échelle de la Suisse.

Ce concept, développé en 2008 [1] et révisé récemment par un consortium international de chercheurs [2], n’avait été jusqu’à présent appliqué au niveau national que par la Suède [3].

Ce projet, mené conjointement par le Global Resource Information Database et l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université de Genève, en collaboration avec l’ONG Shaping Environmental Action, a pour buts principaux de :

  • Caractériser les limites planétaires et identifier celles pouvant être actuellement quantifiées.
  • Calculer les limites mondiales et nationales ainsi que les empreintes actuelles.
  • Proposer des actions prioritaires.

Cette étude s’attarde spécifiquement sur cinq limites planétaires, que sont le changement climatique, l’acidification des océans, les pertes d’azote et de phosphore, l’anthropisation de la couverture du sol ainsi que la perte de la biodiversité  .

Les résultats de cette étude mettent en lumière une situation nationale similaire à celle mondiale pour trois limites – changement climatique, acidification des océans et perte de la biodiversité   – et pire pour les deux autres limites – perte d’azote et anthropisation des sols. L’analyse de ces résultats a permis aux chercheurs de formuler des recommandations afin de fixer les premières priorités et les mesures nationales nécessaires pour gérer durablement ces limites planétaires.

Ces résultats très prometteurs ont permis le lancement d’un nouveau projet de recherche, nommé blueDot, appliquant une méthodologie identique à 48 régions et pays à travers le monde afin de déterminer les performances nationales et les priorités globales en se basant sur les limites planétaires et les empreintes écologiques nationales.

Sources :

Pour en savoir plus :


[1Rockström, J. et al., 2009. Planetary boundaries : Exploring the safe operating space for humanity, Ecology and Society, 14(2) : 32.

[2Steffen, W. et al., 2015. Planetary boundaries : Guiding human development on a changing planet, Science, v347, n°6223.

[3Nykvist, B. et al., 2013. National Environmental Performance on Planetary Boundaries. A study for the Swedish Environmental Protection Agency.