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2015

Séisme au Népal

Article créé le 1er mai 2015, dernière mise à jour 1er mai 2015


Voir en ligne : Le Népal, terre de préoccupantes menaces sismiques

Un puissant séisme - magnitude 7,8 - a frappé le Népal le matin du samedi 25 avril 2015. Cinq jours après le séisme, on dénombrait près de 5500 morts et plus de 10’000 blessés. A ces chiffres s’ajoutent des morts en Inde et en Chine - 90 - et sur l’Everest des suites de plusieurs avalanches - 18 morts et 61 blessés. Près de cinquante répliques ont été enregistrées par la suite.
La rupture a démarré au nord-ouest de Katmandou, puis s’est propagée vers l’est, sur une centaine de kilomètres. Elle s’est produite à l’endroit où convergent deux plaques tectoniques bien connues des sismologues, celle qui porte l’Inde, au sud, et l’eurasienne, au nord.

 Conséquences culturelles et économiques

A Katmandou, le choc a provoqué l’effondrement de la tour historique de Dharhara, l’une des attractions touristiques majeures de la capitale. Les monuments au centre de la ville, Darbar Square, classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, ont également été réduits en poussière par la puissance du séisme.
L’effort de reconstruction est estimé à USD 5 milliards, soit environ 20% du PIB du Népal. Cette reconstruction ne pourra pas être menée par le Népal seul. La tragédie du 25 avril, la plus grave du Népal depuis le séisme de 1934, a détruit routes et bâtiments, paralysant les communications. Selon un responsable de la Banque asiatique de développement   (BAD), 40% du pays a été touché.

 Une catastrophe   qui aurait pu être atténuée ?

Le Népal est l’un des pays les plus exposé aux séismes. La région himalayenne est la partie continentale de la planète la plus exposée aux tremblements de terre, même si les zones de subduction proches des côtes, où se confrontent plaques océaniques et plaques continentales, peuvent engendrer des secousses plus violentes, comme au Chili ou au Japon.
C’est notamment le séisme en Haïti en 2010 qui a fait office de signal d’alarme. Les deux pays partagent des facteurs augmentant la vulnérabilité au risque : habitations ne respectant pas les normes de sécurité  , manque d’organisation étatique, pauvreté   de la population, urbanisme débridé. Suite à cette catastrophe  , le gouvernement népalais a accéléré l’adoption de la loi sur la gestion des catastrophes, qui aborde les stratégies de préparation, d’atténuation, d’intervention et de rétablissement au niveau national et devait replacer le règlement insuffisant de 1982, qui se concentrait principalement sur l’intervention à la suite de catastrophes. Préparé en 2008, ce projet est toujours en attente d’examen par le Parlement.

Sources :