Accueil > Événements > Faits marquants > Catastrophes en chaîne au Japon

2011

Catastrophes en chaîne au Japon

Article créé le 1er mars 2012, dernière mise à jour 12 mars 2014


Voir en ligne : Map of the Damage From the Japanese Earthquake

"2011, JAPON, SEISME, TSUNAMI ET ACCIDENT NUCLEAIRE" [1]

En mars 2011, un séisme de degré 9 sur l’échelle de Richter avait dévasté la côte Pacifique du Japon en provoquant un tsunami ainsi qu’une catastrophe   nucléaire qui a eu des conséquences importantes sur l’environnement   et la santé   des habitants de la région.

Santé   et environnement  

L’eau   ayant été contaminée par les rejets radioactifs de la centrale de Fukushima Daiichi (préfecture de Fukushima), le poisson ne pouvait plus être vendu et les animaux de bétail qui se trouvaient dans la zone d’évacuation des 20 km ont été abandonnés par milliers. Pour éviter des contaminations ultérieures, les retombées atmosphériques et les sols agricoles doivent impérativement être traités.
La quantité de césium radioactif libéré dans l’atmosphère est beaucoup plus faible par exemple que celle libérée lors de l’accident de Tchernobyl. Et l’évacuation des personnes vivant dans un rayon de 20 km de la centrale a évité un grand nombre de contaminations.
Sûreté des centrales

Suite à l’événement de Fukushima, les considérations envers les centrales nucléaires à travers le monde ont changé. Des évaluations de sûreté supplémentaires ont été menées en France par exemple. En Suisse, il est apparu que la centrale de Mühleberg n’est pas préparée à un éventuel séisme. L’Union Européenne prévoit de mener des tests de résistances (stress tests) pour toutes les centrales européennes et un durcissement des normes de sécurité  .

Énergies renouvelables et agenda politiques

La crise de Fukushima a conduit certains pays à revoir leur stratégie énergétique et à considérer davantage les énergies renouvelables. Plusieurs États ont même décidé d’abandonner l’énergie atomique et d’investir dans les énergies renouvelables. L’Allemagne et la Suisse prévoient une sortie progressive du nucléaire. Le Japon a lancé le débat sur une éventuelle sortie mais la France et les USA, de même que la Chine et l’Inde vont continuer dans cette voie.

Economie   et alternatives

Si les bonnes intentions sont là, les problèmes concernant l’abandon du nucléaire en Suisse sont la question financière et le manque d’alternatives. Il faut effectivement remplacer la production électrique d’origine non-renouvelable par des ressources renouvelables. La solution réside donc surtout dans la diminution de la consommation d’électricité par une utilisation rationnelle de l’énergie.
Un cadre politique est nécessaire pour planifier et atteindre cet objectif puisque le développement   d’énergies alternatives est possible et déjà entamé.

Évidemment une telle décision ne fait pas l’unanimité. Aussi, certains organes comme la Fédération des entreprises suisse (Economiesuisse) estiment que les conséquences sur l’importation de l’énergie en Suisse ne seront pas supportables. D’autres groupes d’intérêts comme le WWF et Greenpeace avancent quant à eux, des chiffres très favorables. De même, une sortie du nucléaire permettrait la création de 60% d’emplois supplémentaires par rapport à un scénario qui prévoirait la construction de grandes centrales.

La « quatrième révolution industrielle » est en marche selon Stefan Batzli, qui dirige l’agence des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (AEE). Cela prendra environ 20 ans aux pays concernés pour assurer leur propre approvisionnement et en tirer des bénéfices. La Suisse, elle, va déjà mettre hors service trois de ses centrales d’ici à 2020 et pourra prendre le chemin de la transition énergétique.

<carte_gis|id_gis=18|scale=oui|centrer_auto=oui|zoom=10>

En savoir plus
- Tremblements de terre au Japon et ses conséquences
- Fukushima Nuclear Accident, IAEA


[1Résumé du texte rédigé par Corinna Stich, Nicolas Hofer et Roxane Villaz, étudiants MUSE à l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université de Genève, Février 2012