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2002

Label "Cradle-to-Cradle"

Article créé le 28 août 2015, dernière mise à jour 28 août 2015


Voir en ligne : Cradle to Cradle Products Innovation Institute

La notion de Cradle to Cradle (C2C) préconise de calquer le circuit de l’industrie - habituellement du berceau à la tombe - sur celui de la nature - du berceau au berceau. La matière n’est jamais détruite mais convertie, la fin d’une matière permettant à une autre de croître. Le concept de cycle de vie est au centre de cette notion.
Le Cradle to Cradle réfléchit en amont du produit, afin que sa conception ait, à termes, un impact positif tant sur l’économie (bénéfices), le social (bien-être), mais également l’environnement   (écologie). Les partisans du C2C avancent ainsi que cette notion dépasse celle de développement durable  , qui ne viserait qu’à réduire l’impact négatif.

En 2002, Bill Mc Donough et Mickael Braungart, respectivement architecte et chimiste, créent la certification internationale "Cradle to Cradle - C2C", dont le sens est d’encourager la conception de produits non plus pensés pour avoir un impact minimal mais bénéfique pour l’environnement  .

Le processus de certification fait passer en revue - par une tierce partie - les produits d’une entreprise selon 5 critères :

  • Tous les constituants d’un produit doivent être connus et ne présenter aucun danger pour la santé   ou l’environnement  .
  • Chaque composant doit pouvoir se biodégrader naturellement pour respecter le cycle biologique du sol ou faire partie d’un cycle technologique lui permettant d’améliorer la production des nouvelles fabrications.
  • L’utilisation de l’énergie liée à la production est mesurée et réfléchie pour aboutir à une utilisation d’énergies 100% renouvelables.
  • Les fabricants doivent avoir un usage et une attitude responsables envers la consommation de l’eau  . Les éventuels rejets dans les écosystèmes locaux doivent être sans risque pour ces derniers.
  • Les fabricants s’engagent sur des principes sociaux respectant la santé  , les droits et la sécurité   des êtres humains et de la planète.

Pour chacun de ces critères, l’entreprise reçoit une appréciation : basique (la plus basse), bronze, argent, or, platine (la plus haute).

Sources :

Pour en savoir plus :